Les sagas politiques au cœur de notre histoire

Baie-Comeau, le 16 avril 2026 – Aimez-vous les sagas politiques? Si oui, la Société historique de la Côte-Nord vous en propose deux dans le numéro 79 de la Revue d’histoire de la Côte-Nord qui sera disponible à compter du 23 avril prochain.

La première concerne la gratuité de la traverse Tadoussac/Baie-Sainte-Catherine. Le péage sera aboli le 12 avril 1970 sur décision du gouvernement de Jean-Jacques Bertrand, mais beaucoup d’eau aura coulé sous les ponts comme le raconte Catherine Pellerin dans un magnifique reportage intitulé « Traverser sans payer : du péage au service public ». S’il y a eu deux autres remises en question de la gratuité par la suite, finalement l’opinion publique aura triomphé du retour au péage pour un service qui existait depuis 1903.

La seconde saga concerne l’industrie sidérurgique à Sept-Îles. Une fois de plus, Pierre Rouxel s’attarde à l’influence de Mgr N.-A. Labrie à l’époque où ce dernier négociait la création de la Ville de Hauterive avec le gouvernement de Maurice Duplessis. Ardent défenseur de l’utilisation de nos ressources naturelles pour enrichir et développer la Côte-Nord, Mgr Labrie doit naviguer dans un débat impliquant deux ingénieurs et un premier ministre réticent au développement de l’industrie de l’acier chez nous. Jamais, écrit-il, la Côte-Nord ne fut autant au cœur de l’actualité qu’en cette période de 1948 à 1950.

D’ailleurs, la Revue d’histoire propose en couverture une photographie inédite d’activités au quai de Sept-Îles vers 1950 alors que Sept-Îles se transformait dans la foulée de l’industrie du fer. Cette année, Sept-Îles célèbre le 75e anniversaire de son incorporation municipale. L’événement est souligné par deux reportages, dont l’un implique des jeunes et des aînés de la Résidence des Bâtisseurs dans le cadre d’un projet de lecture intergénérationnelle ayant abouti à une exposition. Ce genre de projet constitue une réelle source d’inspiration pour ceux et celles désireux de faire revivre des pages de l’histoire d’une région aussi vaste qu’inspirante comme la Côte-Nord.

Le numéro 79 contient 14 reportages, dont au moins trois concernent directement Tadoussac grâce aux recherches de Daniel Delisle (le barrage du Moulin-à-Baude, l’épicerie Bourgoing et Côté depuis 1941 et le célèbre Jean Pépin Miville dit Deschênes). M. Delisle s’intéresse beaucoup à la généalogie. Son texte sur Jean Pépin Miville trace le portrait d’un pionnier de la Haute-Côte-Nord dont la descendance essaime notre région.

À découvrir également : un portrait du père Alfred Poulin sur les pas ou dans l’ombre de Mgr Labrie, fruit d’une recherche de Michèle Bergeron, le WEB pour retracer des archives (Dany Rousseau), de belles occasions de fêter à Rivière-au-Tonnerre, les thés sociaux chez anglophones tant à Sept-Îles qu’à Baie-Comeau (Stephen Kohner), la présence inquiétante des loups gris dans le Golfe Saint-Laurent durant la Deuxième Guerre mondiale (Suzanne Déry), Jos Hébert, le postier des malles de Sa Majesté (Stéphane Richard) et un retour sur la généalogie de la famille du maestro Martin Caron.

La Revue d’histoire est disponible au 2 place LaSalle, à Baie-Comeau, au coût de 15 $, ainsi qu’à la Tabagie Baie-Comeau. Pour connaître les autres endroits où on peut se la procurer, il suffit de consulter les sites Internet de la Société historique du Golfe et de la Société historique de la Côte-Nord.

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Source : Raphaël Hovington

Une Revue d’histoire pleine de belles surprises

Baie-Comeau, le 23 avril 2025 – La Revue d’histoire de la Côte-Nord sera bientôt disponible à la Société historique de la Côte-Nord. Deux lancements sont prévus, l’un le 26 avril, à 11 h 30, au Musée régional de la Côte-Nord à Sept-Îles et l’autre le 1er mai, à 15 h, à la Maison du patrimoine Napoléon-Alexandre-Comeau à Baie-Comeau.

Une fois de plus, la Revue d’histoire de la Côte-Nord réserve de belles surprises aux personnes désireuses d’en apprendre davantage sur la plus importante région nordique du Québec. Deux textes, signés respectivement par Ghislain Lévesque et Steve Dubreuil, nous conduisent dans le premier cas à Schefferville, dont c’est le 70e anniversaire, et dans le second cas, à Fermont, une ville minière unique rendue célèbre par son mur et ses 50 ans d’histoire. Les illustrations sont superbes.

Fidèle à sa tradition, le plus ancien magazine historique de la Côte-Nord propose des textes de grande qualité, dont l’un porte sur les écrits de Mgr Labrie, ses fameuses lettres sur la forêt et les mines, analysées et replacées dans leur contexte par Pierre Rouxel. Les amateurs de généalogie seront servis à souhait par celle de la famille McKinnon de la Basse Côte-Nord sous la plume de Joyce Racine ou l’extraordinaire photo de l’ancêtre de Laurent Arsenault. Gaétan Henley offre un portrait-témoignage de son père, Philias, décédé à 101 ans et six mois en 2021 et né à Rivière-aux-Graines juste après la grippe espagnole.

Stéphane Richard s’intéresse à David Têtu, aux Confédérés et aux Forges de Moisie. Charlotte Doucet s’attarde au patrimoine religieux autochtone avec un regard sur les transformations de la Vieille Chapelle de Uashat. Stephen Kohner nous plonge dans l’histoire de l’école anglaise de Port-Cartier, avec un texte intitulé « Riverview School : We will not fail », dont la traduction française se retrouvera sur les sites Internet des deux sociétés d’histoire associées à la production de la Revue d’histoire.

Cette belle aventure se poursuit en Haute-Côte-Nord avec deux textes de Daniel Belisle, le premier consacré au Parc Languedoc de Tadoussac et le second à l’histoire de la plus ancienne pisciculture du Québec, celle de Tadoussac, 175 ans, et de la famille Catellier. Enfin, la Côte-Nord ne serait pas aussi séduisante sans son magnifique fleuve St-Laurent, dont les eaux tumultueuses, par moment, éprouvent les marins. Suzanne Déry conclut le numéro 78 avec la mésaventure du Sao Paulo V en face des Grandes-Bergeronnes en 2024.

La Revue d’histoire est disponible au 2 place LaSalle, à Baie-Comeau, au coût de 15 $. Pour connaître les autres endroits où on peut se la procurer, il suffit de consulter les sites Internet de la Société historique du Golfe et de la Société historique de la Côte-Nord.

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Source : Raphaël Hovington

La condition féminine au cœur d’une exposition

Baie-Comeau, le 17 juin 2024 – La Société historique de la Côte-Nord est fière de présenter l’exposition « 50 ans d’engagement pour l’égalité entre les femmes et les hommes », une des activités mises de l’avant pour souligner le cinquantième anniversaire du Conseil du statut de la femme du Québec (CSF).

Cette exposition propose une rétrospective sur le chemin parcouru au Québec en matière d’égalité entre les femmes et les hommes, peut-on lire sur le site du CSF. « Elle s’intéresse à la fois aux avancées qui ont marqué le Québec, aux mouvements sociaux de même qu’aux actrices et acteurs de changement qui les ont portés. Elle s’adresse à un public de tous âges et permet une incursion dans notre histoire collective sous le prisme des conditions de vie des femmes et de leur évolution : famille, travail, politique, éducation, socialisation et santé. Des thèmes évocateurs, appuyés de photographies, de documents d’archives et d’activités participatives, le tout réfléchi dans une optique de sensibilisation ».

Le Conseil du statut de la femme a été créé en 1973, à la suite de la sanction du projet de loi 63 présenté le 12 décembre 1972 par la ministre des Affaires culturelles, Mme Marie-Claire Kirkland. Cette dernière ayant démissionné, le projet a été repris par le ministre de l’Éducation, M. François Cloutier, et adopté le 6 juillet 1973. Fait à noter, aucune femme ne siégeait alors à l’Assemblée législative du Parlement québécois.

Le Conseil du statut de la femme est un organisme gouvernemental qui joue un rôle essentiel dans la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes. Sa mission est triple : conseiller, étudier et informer. Concrètement, il conseille la ministre responsable de la condition féminine et le Gouvernement du Québec sur tout sujet lié à l’égalité, dans un objectif de justice sociale, comme des projets de loi et des enjeux d’égalité.

Fidèle à son habitude, la Société historique de la Côte-Nord ajoute un volet local à l’exposition et présentera quelques portraits de femmes ayant marqué l’histoire de l’évolution de la condition féminine depuis plus de quarante ans à Baie-Comeau. De plus, elle a fait appel à deux personnalités de chez nous ayant marqué, chacune à leur manière, l’histoire des femmes de Baie-Comeau et de la Côte-Nord.
En effet, Mmes Françoise Richard et Claire Du Sablon ont accepté de coprésider cette exposition qui prendra place à la Maison du patrimoine Napoléon-Alexandre-Comeau du 20 juin au 28 août prochain. Le lancement aura lieu le 20 juin, à 16 h 30, au même endroit. Par la suite, l’exposition reprendra la route pour être présentée à Lévis et poursuivra son chemin ailleurs au Québec.

Mme Françoise Richard est débarquée sur la Côte-Nord en 1983 pour une année. Elle a eu le coup de foudre pour la région et y vit depuis. Elle a d’abord travaillé au Centre Émersion, avant d’organiser le grand Forum pour mesurer l’évolution de la condition féminine des femmes sur la Côte-Nord dix ans après la Journée internationale des femmes. En 1985, elle devient responsable de l’antenne régionale du Conseil du statut de la femme, où elle œuvre pendant un quart de siècle. Durant cette période, elle participe à la mise sur pied d’une quinzaine d’organismes communautaires, apporte son soutien au projet Pignons sur rue qui a permis à des groupes de femmes de devenir propriétaires de leur édifice. Elle s’implique aussi dans le monde de l’éducation supérieure en présidant la Corporation des services universitaires de la Côte-Nord, secteur ouest. À ses yeux, le féminisme va de pair avec l’environnement, d’où sa présence assidue à la Réserve de la biosphère mondiale de Manicouagan Uapishka.

Mme Claire Du Sablon est arrivée à Baie-Comeau en 1975 pour y poursuivre sa carrière d’enseignante en expression dramatique. L’année d’après, elle se joint au Réseau d’action et d’information pour les femmes, une cellule d’action féministe. Elle est présente au Centre de femmes l’Étincelle, à la Maison des femmes et au Regroupement des femmes de la Côte-Nord. Elle cofonde le collectif de théâtre Vision R’Ose. Elle écrit et met en scène des pièces de théâtre, notamment pour souligner la Journée internationale des femmes. Durant un quart de siècle, elle est la voix de l’Université du troisième âge. En 2004, elle reçoit la Médaille de l’Ordre du Mérite Nord-Côtier. L’Ordre de Baie-Comeau lui est conféré en 2012 pour souligner son engagement communautaire.

Source : Raphaël Hovington