L’Unifolié célèbre ses 55 ans!

Le 15 février 1965, le Canada se dotait d’un drapeau. Ce drapeau, qu’on appelle l’Unifolié en français, est bordé de rouge et, au centre, un carré blanc est orné d’une feuille d’érable rouge stylisée à 11 pointes. Les 2 bandes rouges seraient inspirées d’un autre drapeau, celui du Royal Military College of Canada, à Kingston, en Ontario.

En quête d’indépendance

Alors que Mackenzie King est premier ministre le débat sur l’adoption d’un drapeau distinct fait rage. Durant la Second Guerre mondiale, les Canadiens s’étaient battu sous pavillon britannique arborant la Red Ensign. Le 8 novembre 1945, un comité mixte de la Chambre et du Sénat est créé pour proposer un drapeau national. Six mois plus tard, 2 695 dessins avaient été proposés. De plus, l’Assemblée législative du Québec faisait pression pour que le drapeau ne comporte pas de symboles étrangers. Il faut dire que le Québec possédait déjà un drapeau distinct depuis le 21 janvier 1948. L’initiative qui ne changea pas grand-chose, puisque qu’à la Red Ensign on n’ajouta que l’écu des armoiries du Canada de l’époque.

Les Égyptiens règlent « le problème du drapeau »

À l’époque de l’adoption du drapeau, Lester Bowles Pearson est à la tête d’un gouvernement libéral. En 1964, il forme un comité parlementaire du drapeau, doté de 15 membres, dont les décisions mènent, en 1965, à l’adoption de l’Unifolié.

M. Pearson était récipiendaire du prix Nobel de la paix pour son rôle dans l’essai de mettre fin à la crise du canal de Suez et la création des Casques bleus lorsqu’il était ambassadeur du Canada à l’ONU, en 1956. C’est sur cette expérience avec les casques bleus que M. Pearson s’appuie pour doter le Canada d’un drapeau distinct. En effet, lors de la crise du Canal de Suez, les Casques bleus canadiens se sont vu refusé l’entrée au pays. Pourquoi? Parce que le drapeau utilisé à ce moment était ce qu’on appelle la Red Ensign canadien (voir image) et que le conflit opposait les Britanniques aux Égyptiens, la présence de l’Union Jack sur notre drapeau était problématique. L’objectif premier de M. Pearson était de créer un drapeau canadien distinctif et sans ambiguïté.

Voici les trois propositions qui ont été retenues par le Comité parlementaire. Si vous étiez membre du comité lequel auriez-vous choisi?

Journée Portes Ouvertes pour les 71 ans de la SHCN

Baie-Comeau, le 1er mai 2018 | La Société historique de la Côte-Nord s’apprête à souligner le 71e anniversaire de fondation lors d’une Journée Portes ouvertes qui aura lieu le mercredi 16 mai, de 13 h 30 à 17 h, à la Maison du patrimoine Napoléon-Alexandre-Comeau.

Au programme, la Société historique invitera ses membres ainsi que le grand public, à visiter ses installations, soit la salle des chercheurs et les voûtes du Centre d’archives privées agréé de la Côte-Nord, où elle conserve plus de 215 fonds d’archives représentant plus de 460 mètres linéaires de documents textuels, plus de 225000 photographies, plus de 1500 cartes géographiques et près de 5000 heures d’enregistrements sonores et vidéos.

Une mini-exposition des pièces de la Collection du défunt Musée de Baie-Comeau et de la Société historique de la Côte-Nord sera préparée au grand plaisir des amateurs d’objets anciens.

Conférences : Sauvegarde des archives

La population est également invitée à une conférence, présentée par Mme Catherine Pellerin, archiviste. La conférence abordera, à l’aide d’exemples concrets, la conservation des archives familiales et personnelles, quoi garder, comment et pourquoi le faire. Deux séances sont prévues à 14h et 15h, pour une durée d’environ trente minutes, suivie d’une période de questions.

De plus, les responsables des organismes sportifs, culturels et sociaux de la région sont également conviés, à 16h, pour une conférence spécifique sur la conservation des archives administratives. À la différence de la première conférence, elle abordera la question de la conservation des archives au sein des organismes. Les places sont limitées à 25, la réservation est de mise.

À l’occasion de cette journée, la Société historique mettra en vente d’anciens numéros de la Revue d’histoire à un prix réduit et un bazar de livres usagés figure aussi à ce programme. Les personnes présentes courront la chance de gagner un prix de présence. Pour plus d’information, composer le 418 296-8228 ou par courriel à shcn@globetrotter.net.

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Source : Catherine Pellerin, archiviste
418 296-8228