Un nouveau fonds a été traité dans le cadre du programme de Soutien aux archives privées de Bibliothèque et Archives nationales du Québec.
Il s’agit du Fonds Journal Le Large. Vous pouvez le trouver dans notre bibliothèque ou dans le chemin d’accès suivant: Centre d’archives > Nos fonds et collections > P105 Fonds Journal Le Large et cliquer sur Instrument de recherche au bout de la ligne.
Le Journal Le Large naît sous l’impulsion de la Table des groupes populaires de Baie-Comeau. Se sentant peu écouter dans les médias écrits traditionnels, sous le monopole de Québecor, que la Table décide de fonder son propre organe d’information, mis à la disposition de ses membres et des autres groupes à vocation culturelle, communautaire et sociales. Le premier numéro, appelé numéro Zéro, parait en avril 1983. A l’été 1984, l’organisme Journal Le Large Inc. vole de ses propres ailes et acquiert ses lettres patentes. En 1985, l’équipe de production se dote d’une politique d’information. Cependant, après plusieurs années à vivres des subventions, à voir ses administrateurs et membres s’épuiser et quitter la région, l’organisme est dissout et la parution du Journal arrêté. En 1988, Blizz’Art Communication est créé, elle devait servir à devenir plus autonome financièrement en offrant des services de graphisme et de rédaction aux entreprises et aux organismes.
Baie-Comeau, le 17 juin 2019 – La Société historique de la Côte-Nord présente Grandir sur la Côte-Nord, l’enfance au temps des pionniers, du 20 juin au 6 septembre 2019, à la Maison du patrimoine Napoléon-Alexandre-Comeau de Baie-Comeau.
Grandir sur la Côte-Nord,
l’enfance au temps des pionniers explore le monde de
l’enfance sur la Côte-Nord, une région plus vaste que la France, sur une
période de plus de 50 ans, à une époque charnière annonciatrice de profondes transformations,
de la fin du XIXe siècle jusqu’au milieu du XXe siècle, à
travers des témoignages recueillis par les élèves du regretté historien Pierre
Frenette, de récits de vie et des nombreux fonds d’archives photographiques de
la Société historique de la Côte-Nord. Plusieurs artéfacts permettent aussi de
mieux se représenter la vie de ces enfants dont l’univers était imprégné par
l’immensité de la forêt boréale, les caprices du fleuve Saint-Laurent et
l’absence de route reliant les villages les uns aux autres.
Cette exposition a été conçue par l’historienne Hélène Grenier. Native
de Granby et mère de trois enfants, cette dernière vit à Baie-Comeau depuis
1993. Après ses études en histoire à l’Université de Sherbrooke, où elle a
obtenu une maîtrise en histoire sociale, Mme Grenier découvre les œuvres de la
photojournaliste américaine Lida Moser. Elle est conquise par les portraits
d’enfants captés aux quatre coins du Québec par celle-ci pour le magazine Vogue. Comme elle se passionne elle-même
pour la photographie, elle mûrit le projet de concevoir une exposition totalement
inédite et sortant des sentiers battus, entièrement dédiée au monde de l’enfance
sur la Côte-Nord au temps de pionniers, en s’inspirant de l’approche de la
photojournaliste.
Mme Hélène Grenier
Au terme de deux ans de mûrissement et d’une année intensive de recherches, le projet est arrivé à son aboutissement. L’exposition Grandir sur la Côte-Nord, l’enfance au temps des pionniers donne enfin la parole à des Nord-Côtiers de naissance et d’adoption, des hommes et des femmes, qui lèvent le voile sur leurs souvenirs d’enfance pour les partager avec le grand public. Personne ne restera indifférent devant ces confidences qui décrivent un monde où, malgré l’isolement et les sacrifices, on pouvait rire et pleurer, s’amuser, rêver et se montrer résiliant devant l’adversité.
Louise Bouchard Morency
Comme il est de coutume à la Société historique de la Côte-Nord depuis
quelques années, une personnalité du milieu a été approchée pour agir comme
présidente d’honneur de l’exposition estivale. Mme Louise Bouchard Morency a
généreusement accepté d’assumer cette fonction pour le plus grand bonheur du
Comité d’exposition de la Société historique de la Côte-Nord.
Native de Sainte-Anne-de-Beaupré, Mme Louise Bouchard Morency vit sur
la Côte-Nord depuis l’âge d’un an. Elle a passé son enfance à Portneuf-sur-Mer
et s’est découvert très jeune une vocation pour l’enseignement. Elle a étudié
chez les Sœurs de Sainte-Croix à Baie-Comeau, à l’École normale Mgr Labrie de
Hauterive et à l’Université Laval. En 1963, elle s’inscrit à l’Institut
pédagogique de Westmount de la Congrégation de Notre-Dame pour en ressortir, un
an plus tard, avec un diplôme d’enseignement pour les maternelles. De tous ses
diplômes, c’est celui dont elle est le plus fière.
Mme Louise Bouchard-Morency
Comme enseignante, elle cumule 11 années d’expérience pour des commissions
scolaires tant sur la Côte-Nord qu’à Québec. Elle a effectué quelques pauses
pour se perfectionner jusqu’à l’obtention de son Brevet A à l’Université du
Québec à Rimouski. En 1973, elle participe à la fondation de la Ronde enfantine
de Baie-Comeau, une maternelle quatre ans qui changera de nom en 1988 pour
devenir les Bambins de la Ronde. Elle y est active depuis 45 ans.
En 2018, la Ville de Baie-Comeau lui a octroyé sa plus haute
distinction en lui décernant l’Ordre de Baie-Comeau en reconnaissance de son
implication exceptionnelle dans le milieu éducationnel et pour sa contribution
inlassable à faire grandir le milieu.
– 30 –
Source : Raphaël Hovington (418 296-8228)
Pour entrevues : Michel Gagnon (418 296-9266) Hélène Grenier (418 296-9232) Catherine Pellerin (418 296-8228)
Photo 1 : Mme Louise Bouchard Morency, présidente d’honneur de
l’exposition Grandir sur la Côte-Nord, l’enfance
au temps des pionniers, une éducatrice avantageusement connue à Baie-Comeau.
Photo 2 : Mme Hélène Grenier, conceptrice de l’exposition Grandir sur la Côte-Nord, l’enfance au temps des pionniers
que présentera la Société historique de la Côte-Nord durant l’été 2019.
Un nouveau fonds a été traité dans le cadre du programme de Soutien aux archives privées de Bibliothèque et Archives nationales du Québec.
Il s’agit du Fonds Comité de Vigilance Manicouagan. Vous pouvez le trouver dans notre bibliothèque ou dans le chemin d’accès suivant: Centre d’archives > Nos fonds et collections > P089 Fonds Comité de Vigilance Manicouagan et cliquer sur Instrument de recherche au bout de la ligne.
La création du Comité de vigilance
Manicouagan doit son existence à la tragédie de Saint-Basile-le-Grand le 23
août 1988, où un incendie se déclare dans un entrepôt ou des matières
contaminées aux biphényles polychlorés, communément appelés des BPC.
Devant les inquiétudes et la colère des citoyens, le gouvernement du Québec
tente de trouver des solutions à l’entreposage de centaines de tonnes de
produits toujours sur les lieux. Deux tentatives échouent.
Un an après la tragédie, la Ministre Lise Bacon annonce que les BPC
iront à Baie-Comeau, sur le site d’entreposage d’Hydro-Québec à Manic-2. Les
maires et la MRC de la Manicouagan accepte pour une durée maximale de 18 mois.
La population est choquée et riposte avec des manifestations et deux
injonctions contre la réception des conteneurs au quai de Baie-Comeau. Le
gouvernement lance la Commission d’enquête sur les déchets dangereux, présidée
par Yvon Charbonneau. Le rapport est rendu public en mars 1990. La population
et les organismes environnementaux continuent de faire pression sur le
gouvernement pour éliminer le problème des BPC.
Le Comité de vigilance Manicouagan est formé en août 1991 afin
de trouver un site acceptable, une technologie sécuritaire et efficace et
déterminé une façon de faire pour éliminer les BPC. Il a été érigé selon la Loi
sur les compagnies, partie III, le 5 mai 1993. Les quatre (4) dirigeants à
l’époque sont Sylvain Ouellet, Ghislain Lebel, Jean-Philippe Croft et
Jacques-François Cartier. Les opérations se sont terminées en 1999.