Mot du président

MESSAGE AUX MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE DE LA CÔTE-NORD

Chers membres,

 La Société historique de la Côte-Nord applique soigneusement les consignes gouvernementales depuis le début de la crise de la COVID-19.

 Nos installations sont fermées au public tandis que nos employés effectuent du télétravail.  Notre situation financière est saine et il n’y pas lieu de s’inquiéter de ce côté-là. Nous gérons nos deniers en y apportant le plus grand soin.

 Le contexte actuel nous oblige à reporter à une date indéterminée la tenue de l’assemblée générale annuelle des membres. Le conseil d’administration a modifié les règlements généraux en ce sens aujourd’hui et vous serez convoqués d’ici le 30 septembre 2020. Il se peut que l’assemblée se déroule à distance, de façon virtuelle. Nous sommes à examiner les plateformes les plus appropriées pour ce faire.

 Nos activités sont également suspendues. On ignore encore si nous pourrons tenir une exposition estivale. Tout dépendra de la décision du gouvernement. Du côté de la Revue d’histoire, le travail de montage et de corrections est terminé. Il ne nous manque plus qu’une publicité pour donner le feu vert pour l’impression. Encore là, il faut attendre que les activités reprennent dans ce secteur vital de l’économie.

 Nos autres dossiers sont ou soit sur la glace comme la rencontre de mise en valeur du Vieux Long House du Colonel McCormick et le livre souvenir sur l’histoire de la Caisse populaire de Hauterive  ou soit en développement comme la Revue de presse pour l’exposition Brian Mulroney, celle des 50 ans de la FADOQ de Hauterive, l’inventaire de la collection ornithologique, le Plan d’action en histoire et patrimoine de la Ville de Baie-Comeau et la reddition de comptes pour les relevés effectués l’été dernier sur le site du Mélicite à Baie-Trinité. Il y a beaucoup d’autres dossiers dont nous aurons l’occasion de parler lors de notre assemblée générale annuelle.

 Je joins ma voix à celle des membres du personnel et du conseil d’administration pour nous souhaiter à tous de traverser cette épreuve dans la solidarité et le respect des valeurs qui nous sont chères comme gardiens de notre mémoire collective.

 Raphaël Hovington
Président

Nouvel instrument de recherche | Fonds Adalbert Bouchard

Un nouveau fonds a été traité dans le cadre du programme de Soutien aux archives privées de Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

Il s’agit du fonds Adalbert Bouchard. Vous pouvez le trouver dans notre bibliothèque ou dans le chemin d’accès suivant: Centre d’archives ­­ > Nos fonds et collections > P079 Fonds Adalbert Bouchard et cliquer sur Instrument de recherche au bout de la ligne.

P079  Fonds Adalbert Bouchard – 1975-1999. – 0,60 mètre linéaire de documents textuels.

BIOGRAPHIE

Adalbert Bouchard nait à Sacré-Coeur, en 1941, fils de Wilbrod Bouchard et Dianette Fortin. Il a plusieurs frères et sœurs : Hector, Marie-Alice, Solange, Victor, Yvon-Robert et Édilbert, son frère jumeau. M. Bouchard a été professeur dans les écoles de Charlevoix et de Bergeronnes, notamment l’école Bon-Désir et à la Polyvalente des Berges. Dès les années 70, il scrute le ciel pour l’observation des oiseaux et la mer pour celle des mammifères marins communs à la baie Bon-Désir, une passion qu’il transmet à ses frères Victor et Édilbert. En 1984, il co-signait, avec son frère Édilbert, un article paru dans le journal Le Huard, le premier d’une longue collaboration le Club d’ornithologie de Manicouagan, dont il est membre-fondateur et qui deviendra le Club d’ornithologie de la Côte-Nord. Il combine sa passion de l’enseignement et celle des oiseaux grâce à son implication à titre de naturaliste-ornithologue de 1977 à 1994 au sein du Club des Jeunes Explos, aujourd’hui Explos-Nature. Il a fondé l’École de la mer et oeuvrait avec l’Association québécoise des groupes d’ornithologie

Ses précieuses et précises observations s’échelonneront de 1975 à 1999. Il collaborera avec Jacques Ibarzabal, un de ses anciens stagiaires, chercheur à l’Université du Québec à Chicoutimi, concernant l’identification d’un corridor migratoire de rapaces dans la baie du Moulin à Baude, près de Tadoussac.

Âgé de 58 ans, il décède le 8 juillet 1999, à l’hôpital de Les Escoumins, d’une longue maladie. Depuis 1999, il se déroule sur la Côte-Nord un évènement pour les amateurs d’ornithologie « La coche d’Adalbert ». Il s’agit d’un recensement annuel des oiseaux qui a lieu le dernier samedi du mois de mai. Ce recensement d’une durée de 24 heures permet aux ornithologues de suivre l’état des différentes populations aviaires et de leur milieu.